Soulages au Louvre, Jean-Michel Othoniel dans la cour Puget. janvier 2020.

Et la lumière fut.

Entrer au Louvre. Et s’émerveiller. Toujours. De jour. De nuit. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve. Pour le maître de l’outrenoir, la nocturne était comme une évidence. Aile Denon. 1er étage. Direction le Salon carré. À droite de la Victoire de Samothrace et son éternelle nuée de photographes.

Du brou de noix au noir et à l’outrenoir, l’histoire est brève. Mais le choc face aux immenses toiles monochromes est intact. Qu’on les ait vues lorsqu’elles étaient exposées à Beaubourg en 2009, au Musée Soulages à Rodez ou nulle part encore. La beauté de cette lumière qui apparaît au détour des gestes et de la matière est ici sublimée par la majesté du Salon carré. Et le regard caresse ces variations, passant d’une toile à l’autre, de haut en bas, de gauche à droite, s’attardant sur la tranche pour en comprendre l’épaisseur, et repassant encore pour ne pas quitter cette pièce que l’on trouve trop petite finalement au regard de la grandeur de ces œuvres. Alors, on s’installe sur le banc face aux trois tableaux verticaux, les plus récents réalisés par l’artiste, on laisse la beauté s’imprimer sur la rétine un moment… Et l’on se dit que l’on aurait aimé pouvoir les contempler sous un autre angle pour en percevoir toute la lumière. Que peut-être il faudrait revenir pour les voir de jour, lorsque le soleil entre dans cette salle, ou par temps de pluie, histoire de voir la matière réagir sous d’autres cieux. Majestueux Soulages…

Sublime aussi, l’installation d’Othoniel, inspirée du « mariage de Marie de Médicis et d’Henri IV » de Rubens. L’œuvre, composée de six tableaux de roses en colliers de perles noires peints à l’encre sur feuilles d’or blanc habite dans la cour Puget dans un dialogue parfait avec les statues du XVIIè et XVIIIè. Le regard se promène des roses aux statues, fait le tour de la cour qui prend une nouvelle dimension. Onirique Othoniel.

Soulages est au Louvre, Salon carré, aile Denon, premier étage, jusqu’au 9 mars.

Les roses d’Othoniel sont installées dans la Cour Puget jusqu’au 24 février.

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