Du douanier Rousseau à Séraphine, les grands maîtres naïfs. Musée Maillol, janvier 2020.

Un peu de poésie dans ce monde de brutes.

Ils étaient des peintres du dimanche. Rousseau était douanier – ce qui lui valut son surnom passé à la postérité, Séraphine était femme de ménage, d’autres encore étaient fonctionnaire des postes, ouvrier du métro ou électricien. Leur technique présentait des lacunes, en particulier sur les perspectives et proportions. Ils exposaient plus à Montmartre que dans les lieux artistiques de renom. Pourtant, de fervents défenseurs les ont fait sortir de l’ombre. Ces « naïfs » aussi appelés « primitifs modernes » sont aujourd’hui mis en lumière et à l’honneur au Musée Maillol à travers un parcours thématique et une centaine d’œuvres.

Évidemment Rousseau, mais aussi des noms un peu moins connus… Bauchant, Bombois, Desnos, Ève, Louis, Rimbert, Peyronnet et Vivin… Les traits précis laissent apparaître d’immenses bouquets de fleurs aux couleurs vives et aux allures carnivores dans la salle qui fait la part belle à Séraphine. Le Paris de Jean Ève et de Louis Vivien se dévoile sous des contours surprenants, nous offrant un nouveau visage. Les vagues comme des lames et la baigneuse de Peyronnet s’impriment sur notre rétine. Les nus de Bombois, avec ses gros plans et son apparente innocence semblent sortir d’un rêve… Coup de cœur.

Le bain de poésie est au Musée Maillol jusqu’au 23 février 2020.

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