Révélateur.

Étonnez-moi ! Philippe Halsman. Jeu de Paume. Octobre 2015.

Curieux. Philippe Halsman est curieux. Dans son approche technique dont il repoussera sans cesse les limites. Mais aussi et surtout, curieux des autres et de leur personnalité. Des moustaches interminables de Dali à la chevelure ébouriffée d’une Marilyn espiègle, tous ceux qui passeront devant son objectif révèleront une part d’eux-même jusque là insoupçonnée, loin des clichés stéréotypés de l’époque… 101 couvertures de Life attesteront du talent toujours surprenant du photographe.

L’artiste va jusqu’à inventer une technique imparable pour desinhiber les célébrités qui passent devant son objectif : la jumpology ou l’art de faire sauter ses modèles en l’air. « Lorsque vous demandez à une personne de sauter, son attention se cristallise dans l’acte de sauter, et le masque tombe, de sorte que la personnalité réelle apparaît ». Le photographe/psychologue saisira la réalité de plus de 197 personnes, parmi les plus influentes du 20ème siècle. Réjouissant.

La rétrospective du Jeu de Paume va au-delà de l’exposition des images de l’artiste et nous montre des pans entiers de son travail, en particulier dans sa collaboration avec Dali. Collaboration qui se transforma en amitié, la quête d’originalité du photographe trouvant son graal dans la douce folie du peintre. La moustache dressée jusqu’aux sourcils ou encore Dali sautant palette à la main… C’est bien cette association qui est à l’origine des photos les plus connues de Dali.

Hitchcock, Fernandel, Dean Martin, André Malraux, Jean Cocteau, Marcel Duchamp, Rita Hayworth, Audrey Hepburn… Au total 300 images plus surprenantes les unes que les autres, un sacré rassemblement de célébrités pour une expo dont on ressort léger comme l’air, prêts à se laisser aller à un saut devant l’objectif, à la sortie du Jeu de Paume !

Sautez avec Philippe Halsman au Jeu de Paume jusqu’au 24 janvier 2016.

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Le surréalisme, c’est lui.

Dalì, Centre Pompidou, mars 2013.

Dalì. Le maître du surréalisme, les montres molles, les moustaches, Gala – sa femme, les mouches mortes, le sexe, la mort, la psychanalyse, l’accent andalou, le performer… Infinie extravagance !
Beaubourg lui consacre une exposition… à la hauteur du personnage. Sont présentées plus de 200 œuvres :  tableaux, films, sculptures, installations. Tout ce que l’on a toujours voulu voir sur Dalì est là, et il y a de quoi passer de bonnes heures, à tel point que j’y suis allée 2 fois. Extravagance !
En bonne chanceuse, je n’ai pas eu à faire la queue (j’ai un abonnement). Mais, foule il y a et qui dit foule dehors, dit  aussi foule devant les œuvres. Heureusement, les commentaires ajoutent encore du piment : regarde, il y a un homard ici et un squelette en bas…
Extravagant… L’entrée se fait par un sas en forme d’œuf, symbole de la vie utérine sur laquelle l’artiste insistait beaucoup, et la sortie par un labyrinthe, symbolisant le cerveau de l’artiste. Entre les 2, toutes les périodes sont présentées sur un pied d’égalité, foisonnantes, étonnantes, extravagantes…
Outre le fait que cette exposition est incroyablement riche, ce qui laisse réellement de la place à la découverte des œuvres, j’en ai tiré un réel plaisir, car j’y ai rencontré le personnage, le mythe Dalì, dans toute sa splendeur et sa complexité. En particulier à travers les films et les installations qui ponctuent le parcours. La folie du personnage s’exprime pleinement dans toutes ses dimensions… le mythe Dalì ! Je ressors de là comme d’un tourbillon, vive l’extravagance !

Rencontrez le mythe Dalì à Beaubourg jusqu’au 25 Mars… (pensez à réserver).

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