Malick Sidibe. Mali Twist. Fondation Cartier. Décembre 2017

Le dimanche à Bamako.

Une ambiance de fête nous accueille : une playlist originale a été concoctée spécialement pour l’exposition. Immersion. Sur les murs, la jeunesse du Bamako du début des années 1960 rayonne. Les couples s’enlacent, les danseurs se déhanchent, les garçons et les filles posent, seuls ou en groupe. Tous se prêtent volontiers au jeu et la joie se lit dans tous les regards et sur toutes les attitudes.

La fête se poursuit le long du fleuve Niger et au sous-sol de la Fondation. Spontanéité, humour et joie de vivre sont là, sur toutes les images captées par le photographe malien. Dans son studio, au décor minimaliste, chacun vient poser, sur une moto, avec un sound machine, seul ou en groupe… Malick Sidibe saisit avec justesse les expressions de tous, en gros plans ou en plans plus larges. Un témoignage de cette époque en plus de 250 tirages. Et, pour finir, le studio est reconstitué pour que chacun puisse poursuivre, à sa façon le travail de l’artiste. Une expo qui réchauffe.

Déhanchez-vous à la Fondation Cartier jusqu’au 25/02 2018.

Fenêtre sur l’Afrique.

Studio Portrait(s). Malick Sidibé / Omar Victor Diop. Galerie du Jour Agnès B. Février 2016.

Quasiment 50 ans d’écart. Noir & Blanc contre couleurs. Le Mali face au Sénégal.

Malick Sidibé, d’abord. L’un des pionniers avec Seydou Keïta à se lancer dans l’art du portrait et à en réinventer les règles. Ses portraits de la jeunesse africaine des années 1960 sont empreints d’une esthétique décontractée et nous invitent dans les soirées du Bamako de l’époque. Avec ses yéyés, ses sapeurs, sa frime. Des images qui prennent vie grâce au regard de celui qui est surnommé « l’œil de Bamako ». L’effervescence de la vie culturelle malienne de l’époque explose sur tous ses clichés. Et avec elle, l’insouciance, la spontanéité, la simplicité et la joie de vivre. Devant un scooter, une voiture, sur leur 31 ou en slip de bain, le « tout Bamako » pose devant l’objectif : l’élégance et la grâce sont au rendez-vous.

Changement de salle. Couleurs. Omar Victor Diop apporte son regard sur la jeunesse Dakaroise d’aujourd’hui et questionne par la même occasion le rôle du photographe. Ceux qu’il a photographiés dans sa série intitulée « Studio des vanités » exposée ici, font partie de la scène culturelle sénégalaise d’aujourd’hui. Tous nés dans les années 1980, ils sont compositeurs, journalistes, musiciens, acteurs… et ont choisi leur mise en scène avec lui. Ils transmettent leur vision autant que celle du photographe et l’on ne sait plus qui regarde qui.  Sophistiquées, à la frontière entre peinture et photographie, les images à l’esthétique pop dégagent une force de vie et d’envie qui éclate tout autant que les couleurs.

Un face à face qui transmet l’âme de la jeunesse africaine et montre l’évolution et le bouillonnement créatif de l’Afrique de l’Ouest. Niedem.

 

Les saveurs de l’Afrique sont à la Galerie du Jour Agnès B jusqu’au 19 mars 2016.

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