Infinis d’Asie. Carte blanche à Jean-Baptiste Huynh. Musée Guimet. Avril 2019.

Intimes.

Une aile d’avion qui survole l’Asie… le voyage commence.

Des visages. Des regards. Qui rencontrent l’objectif. Ou pas.
Douceur et apaisement grandissent au fil du parcours.
Les visages côtoient les natures mortes.
Ici, trois grenades, là des peignes, un peu plus loin une aubergine.
D’un minimalisme à la beauté hypnotique.
Et ce noir et blanc.
Cette lumière identique. Ce même fond noir. Ce grain au piqué parfait sur ces formats immenses. Vietnam, Inde, Cambodge, Chine et toujours cet abandon capturé par Huynh.
Et surtout, Huyen, jeune Vietnamienne dont l’histoire croise celle du photographe et que l’on voit grandir d’une image à l’autre, sur vingt ans. Une histoire de temps qui passe… Au milieu de tous ces visages, une petite salle dédiée aux mains. Qui se posent, s’entrelacent et s’expriment dans cette même intimité avec le photographe.
Soudain, la couleur. Comme une claque. Sur un portrait d’un homme au turban d’un vert flamboyant. Fascination…

Dans un second espace, des images de pièces du musée. Bouddhas aux sourires angéliques. Formes rondes aux couleurs et reflets subtils qui se suivent et se font face.
En s’approchant, l’on comprend qu’il s’agit de miroirs antiques ou de bols à thé.
Et cette même esthétique à l’évidente élégance.

Troisième et dernière partie de l’exposition. Réflections. Ici, Huynh, par un jeu de lumière, fait apparaître les visages au milieu de constellations… Immersion poétique.

L’univers intime et bouleversant de Jean-Baptiste Huynh vous attend au musée Guimet jusqu’au 20 mai 2019.

Hors champ.

Sebastiao Salgado, Genesis, Maison Européenne de la Photographie, octobre 2013.

245 photos, 8 ans de travail, une trentaine de voyages. Voilà ce que nous donne à voir Genesis, la grande exposition de Sebastiao Salgado. Mais surtout, c’est un voyage hors civilisation, une plongée en pleine nature.

Paysages inimaginables, animaux sauvages, populations oubliées… Des glaciers polaires aux savanes et forêts tropicales, du trop froid au trop aride, Avec Genesis, Sebastiao Salgado nous offre des photos d’une beauté à couper le souffle, et nous rappelle ce qu’est la vie.

Il nous fait découvrir les Zo’é au fin fond de la jungle amazonienne, les Korowaï de Papouasie occidentale, les Nénètses du Cercle Arctique, les Mentawai des îles de Sumatra. Les poturu (labret de bois perçant le menton), platesux, koteka (étuis péniens)… Les portraits sont presque dérangeants, et la sensation de s’immiscer dans l’intimité de ces personnes est prégnante… Mais, la perfection des images et la nature si magique et magistrale nous font oublier nos réserves et l’on a vite fait de replonger avec les baleines dans les profondeurs de la planète…

La nature s’expose avec Genesis à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) jusqu’au 5 janvier 2014.

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