Comédies musicales. Philharmonie de Paris.

Y’a d’la joie !

Fred Astaire, Gene Kelly, Ginger Rogers, Cyd Charisse… Des noms qui donnent envie de faire des claquettes. Michel Legrand, Björk, Léonard Bernstein… Et nous voilà avec une furieuse envie de chanter. Ils sont tous là, mis en musique par la Philharmonie, dans une exposition aussi immersive que jouissive, un tantinet ludique aussi. Un casque sur les oreilles et c’est parti !

Dans la pénombre, les visiteurs circulent tout autour de la pièce centrale d’un écran à l’autre, à côté desquels se trouvent des multiprises qui accueillent les casques distribués à l’entrée. De Cabaret à West Side Story, de All that jazz à La la Land, la fabrication des comédies musicales est décortiquée. Et l’on voit ou revoit avec plaisir des extraits de ces pièces d’anthologie du cinéma, depuis l’apparition du cinéma parlant juqu’au tout récent La la Land de Damien Chazelle. Ludique, instructif, et surtout entraînant.

Une petite salle est destinée aux plus petits, et l’on redécouvre Peau d’âne ou Mary Poppins. Un peu plus loin, une lumière nous attire dans une autre salle offre où nous attend un véritable cours de claquette, avec un professionnel.

Au centre de la pièce principale, un écran géant et un parterre de visiteurs, tour à tour amusés par la découverte d’une filiation insoupçonnée entre Fred Astaire et Michaël Jackson ; éblouis par l’inoubliable jeu de jambes d’Elvis Presley, qui a ouvert la voie au Rock&Roll dans les comédies musicales et préparé l’arrivée de John Travolta ; émerveillés et émus face au duo de Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dans les Demoiselles de Rochefort ; transportés par les chorégraphies de Björk ; subjugués par les décors et les costumes de My fair lady… Une dizaine de chapitres pour décortiquer et comparer les plus mémorables scènes de ces films enchanteurs. Savoureux !

Un seul regret, le peu de place laissé aux comédies musicales de Bollywood (juste une affiche et un petit texte). Mais ce n’est qu’un tout petit bémol, l’expo nous offre un magnifique tour d’horizon de ce genre cinématographique qui a connu des hauts et des bas. Pour ma part, je suis repartie avec une liste de films que j’aimerais voir ou revoir. De quoi faire le plein de bonne humeur et patienter jusqu’au printemps…

Comédies musicales à la Philharmonie de Paris c’est fini, mais Doisneau et la musique, c’est jusqu’au 28 avril.

 

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MMM. Matthieu Chedid rencontre Martin Parr. Philharmonie de Paris.

À voir avec ses oreilles.

Huit ambiances sonores, chacune composée d’un seul instrument. Huit ambiances visuelles déployant un thème. Et des images tantôt collées sur un transat, parfois projetées sur des murs, ici collées façon fresque dans une petite salle, là accrochées le long d’une paroi… Les univers des deux artistes se complètent et nous immergent, au long d’une déambulation sensorielle poétique et tendre, teintée de dérision. Où l’on découvre qu’il est possible de voir une mélodie et d’entendre des images. 

MMM se joue à la Philharmonie de Paris jusqu’au 29 janvier 2017.

Ludwig Van. Philharmonie de Paris

Beethoven, pop star depuis 1827.

Une petite salle obscure, une multitude d’écrans vidéos : des images de Snoopy, un sketch de Desproges, une publicité pour Lanvin, un concert des Beatles… Et partout, un clin d’œil, une mélodie, un petit quelque chose de Beethoven, musicien de génie promu pop star internationale, bien avant John Lennon ou Elvis Presley. Consécration ou dilution ?

Immergé. Submergé. D’une salle à l’autre, le parcours suit le maître et ses influences, traversant la musique, la peinture, la sculpture, la littérature, le cinéma… et même l’histoire et la politique : de la chute du mur de Berlin à la marche de François Mitterrand au Panthéon en 1981 ou à l’hommage rendu aux victimes des actes terroristes, l’an dernier…

Ici, debout, un casque sur les oreilles. Là, assis sur un banc, immergé dans le deuxième mouvement de la 7ème symphonie, la larme à l’œil. Un peu plus loin, fasciné par les reliques exposées : canne, cornet, ou encore cuillère. De Warhol à John Baldessari, de Gustav Klimt à Stanley Kubrick, de Mendelssohn à Léo Ferré, de Schumann au jazz… Et toujours la même émotion, entretenue à la perfection.

Malgré une omniprésence qui réduit souvent l’œuvre magistrale de Beethoven à quelques mesures, l’inspiration est toujours là : la dernière salle consacrée à l’exposition, en donnant carte blanche à des artistes contemporains le prouve. Vivifiant !

Redécouvrez le mythe Beethoven à la Philharmonie de Paris jusqu’au 29 janvier 2017.

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