La photographie française existe, je l’ai rencontrée. Maison Européenne de la Photographie. Mars 2018.

Hommage.

Plus de trente ans de photographie française. Quarante huit photographes réunis. Des des images fortes, éblouissantes. Une richesse évidente. La réponse de Jean-Luc Monterosso à cette impensable affirmation faite dans les années 1980 par ceux qui « faisaient l’art » aux Etats-Unis et qui prétendaient que la photographie française n’existait pas résonne sur tous les étages de la Maison de la Photo. Une véritable revanche artistique. Une preuve irréfutable. Les reportages de Depardon, l’esthétique choc d’Orlan, les façades d’immeubles de Stéphane Couturier, la poésie de Sarah Moon, l’esthétique kitsch de Pierre & Gilles, l’avant-garde de Bettina Rheims, les voyages de Sebastiao Salgado… L’histoire est racontée dans chaque salle de la MEP, une histoire dont on sait qu’elle est loin d’avoir dit son dernier mot. Merci Monsieur Monterosso pour cette démonstration.

La photographie française est à la MEP jusqu’au 20 mai 2018.

Hors champ.

Sebastiao Salgado, Genesis, Maison Européenne de la Photographie, octobre 2013.

245 photos, 8 ans de travail, une trentaine de voyages. Voilà ce que nous donne à voir Genesis, la grande exposition de Sebastiao Salgado. Mais surtout, c’est un voyage hors civilisation, une plongée en pleine nature.

Paysages inimaginables, animaux sauvages, populations oubliées… Des glaciers polaires aux savanes et forêts tropicales, du trop froid au trop aride, Avec Genesis, Sebastiao Salgado nous offre des photos d’une beauté à couper le souffle, et nous rappelle ce qu’est la vie.

Il nous fait découvrir les Zo’é au fin fond de la jungle amazonienne, les Korowaï de Papouasie occidentale, les Nénètses du Cercle Arctique, les Mentawai des îles de Sumatra. Les poturu (labret de bois perçant le menton), platesux, koteka (étuis péniens)… Les portraits sont presque dérangeants, et la sensation de s’immiscer dans l’intimité de ces personnes est prégnante… Mais, la perfection des images et la nature si magique et magistrale nous font oublier nos réserves et l’on a vite fait de replonger avec les baleines dans les profondeurs de la planète…

La nature s’expose avec Genesis à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) jusqu’au 5 janvier 2014.

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