La trahison des images, Magritte, Centre Pompidou. Novembre 2016

Ceci n’est pas une exposition.

Des images et des mots. De la peinture et de la poésie. De la philosophie et des mythes. La rétrospective Magritte au Centre Pompidou est tout cela à la fois.

Une centaine d’œuvres. Cinq espaces pour les cinq motifs composés à l’infini par Magritte : les rideaux, les mots, les flammes, les ombres et les corps morcelés. En vis-à-vis des motifs, le parcours nous propose de revisiter les mythes fondateurs de l’histoire de la peinture, de la caverne de Platon à l’idôlatrie du veau d’or. Un verre d’eau posé sur un parapluie ouvert, un cheval de course filant à toute allure sur le toit d’une voiture, une pipe qui déclare ne pas en être une, une pomme qui n’est pas une pomme, un cheval qui se prend pour une porte, une pendule qui dit être le vent… Des « problèmes » auxquels l’artiste répond par des « propositions », mettant l’accent sur le sens des mots, leurs représentations… Offrant à nos yeux des morceaux de poésie qui nous portent tout au long du parcours.

 

La trahison des images est au Centre Pompidou jusqu’au 23 janvier.

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Le surréalisme, c’est lui.

Dalì, Centre Pompidou, mars 2013.

Dalì. Le maître du surréalisme, les montres molles, les moustaches, Gala – sa femme, les mouches mortes, le sexe, la mort, la psychanalyse, l’accent andalou, le performer… Infinie extravagance !
Beaubourg lui consacre une exposition… à la hauteur du personnage. Sont présentées plus de 200 œuvres :  tableaux, films, sculptures, installations. Tout ce que l’on a toujours voulu voir sur Dalì est là, et il y a de quoi passer de bonnes heures, à tel point que j’y suis allée 2 fois. Extravagance !
En bonne chanceuse, je n’ai pas eu à faire la queue (j’ai un abonnement). Mais, foule il y a et qui dit foule dehors, dit  aussi foule devant les œuvres. Heureusement, les commentaires ajoutent encore du piment : regarde, il y a un homard ici et un squelette en bas…
Extravagant… L’entrée se fait par un sas en forme d’œuf, symbole de la vie utérine sur laquelle l’artiste insistait beaucoup, et la sortie par un labyrinthe, symbolisant le cerveau de l’artiste. Entre les 2, toutes les périodes sont présentées sur un pied d’égalité, foisonnantes, étonnantes, extravagantes…
Outre le fait que cette exposition est incroyablement riche, ce qui laisse réellement de la place à la découverte des œuvres, j’en ai tiré un réel plaisir, car j’y ai rencontré le personnage, le mythe Dalì, dans toute sa splendeur et sa complexité. En particulier à travers les films et les installations qui ponctuent le parcours. La folie du personnage s’exprime pleinement dans toutes ses dimensions… le mythe Dalì ! Je ressors de là comme d’un tourbillon, vive l’extravagance !

Rencontrez le mythe Dalì à Beaubourg jusqu’au 25 Mars… (pensez à réserver).

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